"Et il se dit que l'on ne peut être totalement soi même qu'à partir du moment où l'on est totalement parmi les autres." (Milan Kundera, La vie est ailleurs)
Bruyantes, joviales, burlesques,
Tournoient péniblement
Les feuilles de l'automne carnavalesque
Au-dessus de la marée, au dessous du firmament.
On les sent fébriles, mourantes,
délivrant leurs derniers parfums,
Les fleurs distantes.
Moment délicieux où la vie prend fin.
Puis on contemple les sonorités des pas pressés,
On remarque les mines effarouchées des silhouettes,
Fuyant leurs ombres, là, dans le vacarme oppressé
De la foule silencieuse. Le calme qui inquiète.
Rouge de teint, de noir vêtue, lancée sans frein,
La marée se déverse dans la bouche ravie
Du métro, dansant ce fol et sauvage refrain,
Celui du carnaval de la vie.

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