mardi 8 mars 2016

Seul au monde

Non, je ne vais pas parler de la chanson de l'inénarrable Corneille (le chanteur), mais bien du film d'aventures, avec Tom Hanks, campant le rôle d'un Robinson intrépide et moderne à la fois. Seul au monde, c'est une curieuse métaphore, celle de cet état de nature oublié, mais qui est intrinsèque à notre espèce. Délire Rousseauiste de la condition humaine ou nécessaire remise en question des fondements de nos sociétés anthropisées, coupées de l'essence même du monde? Le Robinson moderne n'est-il pas cette quête philosophale vers ces terres oubliées, la rédemption du marchand obsédé par l'enrichissement personnel vers la terre promise? 

La nature, celle qui enlève la vie dans d'inconsolables colères climatiques, et c'est celle qui dans le même temps préserve l'existence humaine, se laisse meurtrir par elle, témoigne des stigmates de la barbarie civilisée. La nature, c'est cette entité que naguère déifiaient les Stoïciens, idolâtres sans icône, écologistes avant l'heure, déterministes éveillés.

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