Une ombre, de plus en plus grande envahissait mes rêves, me poursuivait, je me hâtais d'y échapper, mais rien à faire, elle me regagnait, finissait par me dévorer, m'absorbait, me noyait... Au milieu de ces silencieuses angoisses, je me suis réveillé.
C'est alors que le vrai rêve commençait: la vie. Dans ses obscures sinuosités, son irrationnelle cruauté, elle est là, s'offre à nous, hypnotise les soumis, défie l'insubordination. L'enfer des rêveries nocturnes se mue alors en un refuge.

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