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mercredi 16 mars 2016

Carnavalesque

"Et il se dit que l'on ne peut être totalement soi même qu'à partir du moment où l'on est totalement parmi les autres." (Milan Kundera, La vie est ailleurs)




Bruyantes, joviales, burlesques, 
Tournoient péniblement
Les feuilles de l'automne carnavalesque
Au-dessus de la marée, au dessous du firmament.

On les sent fébriles, mourantes, 
délivrant leurs derniers parfums,
Les fleurs distantes.
Moment délicieux où la vie prend fin.

Puis on contemple les sonorités des pas pressés,
On remarque les mines effarouchées des silhouettes,
Fuyant leurs ombres, là, dans le vacarme oppressé 
De la foule silencieuse. Le calme qui inquiète.

Rouge de teint, de noir vêtue, lancée sans frein,
La marée se déverse dans la bouche ravie
Du métro, dansant ce fol et sauvage refrain,
Celui du carnaval de la vie.

vendredi 11 mars 2016

Sonnet honteux

(tiré de La légende des sexes, d'Edmond Haraucourt)

                                      A Emilie Goudeau

L'anus profond de Dieu s'ouvre sur le Néant,
Et, noir, s'épanouit sous la garde d'un ange.
Assis au bord des cieux qui chantent sa louange,
Dieu fait l'homme, excrément de son ventre géant.

Pleins d'espoirs, nous roulons vers le sphincter béant
Notre bol primitif de lumière et de fange;
Et, las de triturer l'indigeste mélange,
Le Créateur pensif nous pousse en maugréant.

Un être naît: salut! Et l'homme fend l'espace
Dans la rapidité d'une chute qui passe:
Corps déjà disparu sitôt qu'il apparaît.

C'est la Vie: on s'y jette, éperdu, puis on tombe;
Et l'Orgue intestinal souffle un adieu distrait
Sur ce vase de nuit qu'on appelle la tombe.

lundi 7 mars 2016

Monde

La vie.
Le monde,
Ses funestes desseins,
Sa beauté paradoxale, me coupe, un instant,

L'envie.
L'immonde,
A travers mes dessins,
Retrouve un écho, dérisoire, mais constant.


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Cet écho, c'est celui du cynisme, c'est celui de l'infâme,
Mais c'est aussi celui de l'énergie, du rire, cette flamme,
Qu'entretient, chaque jour, la frénétique actualité.
Et moi, je mets en rire sa potentielle mélancolie, alité,
                                               
Dans les profondeurs de mon fauteuil. La vie,
J'en donne, avec la plus grande obsession, l'avis
Celui qui tourmente les insoumis du monde,
Comme ceux qui croient toujours que la terre est ronde.






dimanche 6 mars 2016

Cadavre exquis




La rêverie de ma plaisanterie attache le dormeur avec volupté

vendredi 6 mars 2015

Georges de l'Aveyron

Par-delà les splendides forêts, se trouve Georges,
Là-bas, ou s'offrent délicieusement les Gorges,
Sauvage, introverti, mais bon, fort débonnaire, 
Il s'épanouit, loin de notre barbarie, de notre ère.

Mais alors qu'il sommeillait comme un cachalot,
Pénètre, inconscient, un impudent voyageur.
Rongé par l'envie, séduit par de luisants bibelots,
Il s'empare des talismans, et se dit, pour l'heure,

Qu'il en avait assez pour son affaire,
Mais l'habile bipède, dont la rustique oreille
Percevait jusqu'aux lointaines abeilles,

D'un coup de massue remercia l'actionnaire.
Rejetant dans l'Aveyron la lourde dépouille,
Il garda le costume, pour partir en vadrouille.

Imperfection

La nature offre au regard ses lunes riantes
Et délicieusement, vont, s'épanouissent, 
Sous les nuées de feuillages encore brillantes
De la rosée matinale, nourrice

Des verdoyantes prairies, ces herbes grasses,
Fraîchement foulées par quelque égaré marcheur.
Mais voilà: la brise, fendant le céleste espace, 
Se heurte au corps inerte, pendu, horreur!

A cet arbre dressé dans les vertes prairies.
Repus de la vie, moqué par l'existence,
Il s'est donné la mort, dans l'indifférence

De ceux qu'il aimat - à cette heure, sans doute ils rient.
Mais pourquoi s'est-t-il perdu dans ce tableau?
De ce dernier peu s'en fallait pour qu'il soit beau!

jeudi 5 mars 2015

l'amoureux éconduit

Attristé par le cynisme 
de l'avis,
L'amoureux éconduit


Se demande.
Il se demande,


L'amoureux, et conduit
Son existence vers les cynismes
de la vie.

mercredi 4 mars 2015

Complaintes oniriques

Ô, séant

Dans la mer des supplices,
Je goûte aux lunes mélancoliques
De l'hiver,
Où bourdonne amèrement,
Dans l'air rougeâtre,
Le venin du bonheur.

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Ô, séant du monde,
Eau trouble des mers,
Trompe l’œil de l'univers,
Pourquoi m'as-tu trompé?

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La vie doucereuse qui m'enveloppe
Est un long fleuve incertain,
Rouge de bonheur et bleu de dédain,
Délicieusement insipide.
Livrons-nous au néant,
Ce dieu infâme,
L'origine du monde,
L'origine d'immondes
Infortunes, mais aussi de joies ineffables.
Errons dans l'infini des contingences,
Goûtons aux plaisirs du hasard.

Les silences

Ecoute.

Ecoute le silence.
Ecoute  les six lances
Qui percent ton cœur fébrile .
Insolemment, prestement, elles s'y lancent,


Jouissant avec volupté  aux  doucereuses doléances.
Douces, heureuses comme l'air,  elles pénètrent ta chair 
Qui, dans le suprême effort, expire servilement, sans  tolérance
Le silence déchire alors le vacarme, se laissant écouter. Ecoute mon cher.

Ecoute.

jeudi 17 avril 2014

Elle savourait dangereusement les méandres de l'amour,
Faisait naître ces larmes comme une douce tragédie,
Et d'un tendre égoïsme ignorait ces vils pleurs de nuit comme de jour
Dont l'infâme impudeur amplifiait la mélodie.

Ainsi affranchie de toute servitude sentimentales,
De même qu'elle se résignait à survivre, au royaume des pleurs,
Il s'évertuait à se délivrer de cette prison de métal,
A savourer ne fût-ce un instant, aux voluptés du bonheur.

Dans une illusoire tendresse il ferma les yeux, voué à sa quête.
Au-delà du monde matériel il s'envolait tendrement.
Si l'Homme, dans sa nature est un néant à l'égard de l'infini, sa conquête

S'avérait fructueuse. Cette tendresse infinie, teintée
D'illusions, soufflait l'air nouveau, dans une grâce inégalée,
Avant d'ouvrir les yeux, d'abdiquer face à sa cruelle réalité.

mercredi 10 février 2010

Elle savourait dangereusement les méandres de l'amour,
Faisait naître ces larmes comme une douce tragédie,
Et d'un tendre égoïsme ignorait ces vils pleurs de nuit comme de jour
Dont l'infâme impudeur amplifiait la mélodie.

Ainsi affranchie de toute servitude sentimentales,
De même qu'elle se résignait à survivre, au royaume des pleurs,
Il s'évertuait à se délivrer de cette prison de métal,
A savourer ne fût-ce un instant, aux voluptés du bonheur.

Dans une illusoire tendresse il ferma les yeux, voué à sa quête.
Au-delà du monde matériel il s'envolait tendrement.
Si l'Homme, dans sa nature est un néant à l'égard de l'infini, sa conquête

S'avérait fructueuse. Cette tendresse infinie, teintée
D'illusions, soufflait l'air nouveau, dans une grâce inégalée,
Avant d'ouvrir les yeux, d'abdiquer face à sa cruelle réalité.

vendredi 1 mai 2009

poema


Tu linda cara, tus ojos alegres
y tu sonrisa llenaron mi vida de felicidad.

Fuiste como un bello amanecer, una tierna ilusión,
un fugaz sueño de amor.

Que poco tiempo tuve para mirar tus ojos, pero lo suficiente para alojarlos en mi mente y en mi corazón.
Sabes... es difícil comprender que no eras para mi, que dejaste de ser miya...

Perdona si he querido llenar de ti el vacio de mi corazón.
Sé que no estaras a mi lado nunca mas y a pesar de todo el dolor que siento y de que nunca me quisiste...
Siempre, siempre te recordaré
como mi más bella ilusión.

mercredi 29 avril 2009

ma foi...


Un beau jour à Cuba
Un fidèle s'enferma
Dans une église.
En pleine crise
Devenu fou,
Il cassa tout

Moralité: Le fidèle casse trop