Ô, séant
Dans la mer des supplices,
Je goûte aux lunes mélancoliques
De l'hiver,
Où bourdonne amèrement,
Dans l'air rougeâtre,
Le venin du bonheur.
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Ô, séant du monde,
Eau trouble des mers,
Trompe l’œil de l'univers,
Pourquoi m'as-tu trompé?
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La vie doucereuse qui m'enveloppe
Est un long fleuve incertain,
Rouge de bonheur et bleu de dédain,
Délicieusement insipide.
Livrons-nous au néant,
Ce dieu infâme,
L'origine du monde,
L'origine d'immondes
Infortunes, mais aussi de joies ineffables.
Errons dans l'infini des contingences,
Goûtons aux plaisirs du hasard.
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