Par-delà les splendides forêts, se trouve Georges,
Là-bas, ou s'offrent délicieusement les Gorges,
Sauvage, introverti, mais bon, fort débonnaire,
Il s'épanouit, loin de notre barbarie, de notre ère.
Mais alors qu'il sommeillait comme un cachalot,
Pénètre, inconscient, un impudent voyageur.
Rongé par l'envie, séduit par de luisants bibelots,
Il s'empare des talismans, et se dit, pour l'heure,
Qu'il en avait assez pour son affaire,
Mais l'habile bipède, dont la rustique oreille
Percevait jusqu'aux lointaines abeilles,
D'un coup de massue remercia l'actionnaire.
Rejetant dans l'Aveyron la lourde dépouille,
Il garda le costume, pour partir en vadrouille.
vendredi 6 mars 2015
Imperfection
La nature offre au regard ses lunes riantes
Et délicieusement, vont, s'épanouissent,
Sous les nuées de feuillages encore brillantes
De la rosée matinale, nourrice
Des verdoyantes prairies, ces herbes grasses,
Fraîchement foulées par quelque égaré marcheur.
Mais voilà: la brise, fendant le céleste espace,
Se heurte au corps inerte, pendu, horreur!
A cet arbre dressé dans les vertes prairies.
Repus de la vie, moqué par l'existence,
Il s'est donné la mort, dans l'indifférence
De ceux qu'il aimat - à cette heure, sans doute ils rient.
Mais pourquoi s'est-t-il perdu dans ce tableau?
De ce dernier peu s'en fallait pour qu'il soit beau!
Et délicieusement, vont, s'épanouissent,
Sous les nuées de feuillages encore brillantes
De la rosée matinale, nourrice
Des verdoyantes prairies, ces herbes grasses,
Fraîchement foulées par quelque égaré marcheur.
Mais voilà: la brise, fendant le céleste espace,
Se heurte au corps inerte, pendu, horreur!
A cet arbre dressé dans les vertes prairies.
Repus de la vie, moqué par l'existence,
Il s'est donné la mort, dans l'indifférence
De ceux qu'il aimat - à cette heure, sans doute ils rient.
Mais pourquoi s'est-t-il perdu dans ce tableau?
De ce dernier peu s'en fallait pour qu'il soit beau!
jeudi 5 mars 2015
l'amoureux éconduit
Attristé par le cynisme
de l'avis,
L'amoureux éconduit
Se demande.
Il se demande,
L'amoureux, et conduit
Son existence vers les cynismes
de la vie.
de l'avis,
L'amoureux éconduit
Se demande.
Il se demande,
L'amoureux, et conduit
Son existence vers les cynismes
de la vie.
mercredi 4 mars 2015
Complaintes oniriques
Ô, séant
Dans la mer des supplices,
Je goûte aux lunes mélancoliques
De l'hiver,
Où bourdonne amèrement,
Dans l'air rougeâtre,
Le venin du bonheur.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Ô, séant du monde,
Eau trouble des mers,
Trompe l’œil de l'univers,
Pourquoi m'as-tu trompé?
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
La vie doucereuse qui m'enveloppe
Est un long fleuve incertain,
Rouge de bonheur et bleu de dédain,
Délicieusement insipide.
Livrons-nous au néant,
Ce dieu infâme,
L'origine du monde,
L'origine d'immondes
Infortunes, mais aussi de joies ineffables.
Errons dans l'infini des contingences,
Goûtons aux plaisirs du hasard.
Dans la mer des supplices,
Je goûte aux lunes mélancoliques
De l'hiver,
Où bourdonne amèrement,
Dans l'air rougeâtre,
Le venin du bonheur.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Ô, séant du monde,
Eau trouble des mers,
Trompe l’œil de l'univers,
Pourquoi m'as-tu trompé?
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
La vie doucereuse qui m'enveloppe
Est un long fleuve incertain,
Rouge de bonheur et bleu de dédain,
Délicieusement insipide.
Livrons-nous au néant,
Ce dieu infâme,
L'origine du monde,
L'origine d'immondes
Infortunes, mais aussi de joies ineffables.
Errons dans l'infini des contingences,
Goûtons aux plaisirs du hasard.
Les silences
Ecoute.
Ecoute le silence.
Ecoute les six lances
Qui percent ton cœur fébrile .
Insolemment, prestement, elles s'y lancent,
Jouissant avec volupté aux doucereuses doléances.
Douces, heureuses comme l'air, elles pénètrent ta chair
Qui, dans le suprême effort, expire servilement, sans tolérance
Le silence déchire alors le vacarme, se laissant écouter. Ecoute mon cher.
Ecoute.
Ecoute le silence.
Ecoute les six lances
Qui percent ton cœur fébrile .
Insolemment, prestement, elles s'y lancent,
Jouissant avec volupté aux doucereuses doléances.
Douces, heureuses comme l'air, elles pénètrent ta chair
Qui, dans le suprême effort, expire servilement, sans tolérance
Le silence déchire alors le vacarme, se laissant écouter. Ecoute mon cher.
Ecoute.
jeudi 17 avril 2014
Ventana
Je vois la pluie tomber, ici devant moi. Je vois ces gens comme je peux voir les feuilles tomber de ce chêne, au fond du jardin, de l'autre côté de la rue. Entendez-vous les gouttes de pluie frapper le sol, sentez-vous leur douceur? Avez-vous senti souffler le vent d'automne, l'avez-vous vu dérober leurs dernières feuilles aux arbres grisonnants? Moi non. Je ne sens ni n'entends rien, ou pas comme vous. Derrière ma fenêtre, je contemple. Vous ressentez peut-être, vous, mais vous n'êtes pas derrière cette fenêtre. Vous allez me dire qu'il est facile d'ouvrir une fenêtre. Moi, je n'ai pas envie de l'ouvrir. Je n'ai pas envie de découvrir ce qui se trouve, ce qui se cache, ce qui m'attend de l'autre côté. Ce n'est pas que je suis bien ici, chez moi; je ne me sens pas plus en sécurité ici que là-bas, "dehors". D'ailleurs, me sentirais-je meilleur de l'autre côté, à l'extérieur? A m'imaginer tout un tas d'aventures là-bas, c'est finalement ici l'extérieur. Cette fenêtre est peut-être fermée, mais elle est bien plus ouverte que la votre. Je vois que cette vitre n'est pas anodine, elle n'est pas innocente à mes rêveries, à mes vies nocturnes, à mes réflexions secrètes. Je m'aperçois qu'elle est aussi la gardienne de mes secrets inavouables, la confidente. Elle est la seule qui partage mes secrets clandestins sans me regarder de travers, sans me juger. Elle est ma moitié inavouable. Et c'est à travers elle que j'imagine le bruit de la pluie ou la froideur du vent d'automne. On est peut-être en été, qui sait? Peut-être que les arbres déshabillés par l'automne seraient une bourrasque annonciatrice d'orages... Qu'importe, je me plais à dire que l'on est en automne. Aucun risque d'être frustré, je n'ouvrirai jamais cette fenêtre, soudain trop heureux de réaliser le pouvoir qu'elle m'offre. Au fond, je saurai toujours ce qui se passe à l'extérieur, mais vous, qui êtes là-bas, ne saurez pas ce que j'y vois.
Une cigarette
Qu'il est beau, ce ciel étoilé; toutes ces étoiles
plus étincelantes les unes que les autres. Un enchantement sans égal, un rêve
éveillé, qui nous enivre tendrement. Et cette lueur rouge qui scintille, se
confond dans le lointain. Ma clope. Si belle et si tendre. Si brillante. Si
chaude. Qui se consume.
Se consume
Se consume.
Oh ma tendre et douce.
Réchauffe moi le coeur.
Panse moi les douleurs.
Fais-moi sourire.
C'est fou ce qu'on peut trouver de réconfort dans ce cylindre d'à peine 8cm de long...
Se consume
Se consume.
Oh ma tendre et douce.
Réchauffe moi le coeur.
Panse moi les douleurs.
Fais-moi sourire.
C'est fou ce qu'on peut trouver de réconfort dans ce cylindre d'à peine 8cm de long...
La marée
Je te hais, Océan ! tes bonds et tes tumultes,
Mon esprit les retrouve en lui ; ce rire amer
De l’homme vaincu, plein de sanglots et d’insultes,
Je l’entends dans le rire énorme de la mer.
Baudelaire, Spleen et Idéal, LXXIX
« Obsession ».
La mer était
calme, paisible, endormie. Elle se fondait dans le paysage monotone,
accueillant ça et là des vagues perdues, épousant une forme hétérogène et unie
à la fois. L’écume qu’elle rejetait était invariablement remplacée par une
autre, plus forte encore et offrait un spectacle des plus étranges. Je me
demandai à quel point l’océan pouvait se mouvoir, épouser toutes les formes
possibles, courir si désespérément sans but, avec un silence angoissant.
L’horizon était invisible, comme occulté par quelque perturbation incommodante.
Dans un mouvement soudain, je fus happé par une vague, accroché par ses
vigoureux tentacules, et projeté dans l’abîme de cette mer, qui avait perdu de
sa tranquillité. On eût dit qu’une tempête avait brusquement réveillé cet espace
silencieux, provoquant sa fureur de façon spectaculaire. Je fus pris d’un
malaise. Je me suis toujours demandé pourquoi la mer causait de telles nausées.
Etait-ce l’appréhension de ses profondeurs inconnues et inégales, ou bien
était-ce une aversion du flux ininterrompu et chaotique de ses
ondulations ? La force avec laquelle je fus emporté me laisse croire à la
seconde supposition. Cette masse informe me poussait, me tirait, m’interpellait,
- il me semblait même saisir vaguement certains mots -, m’agressait de toutes
parts, tant et si bien que je dus l’éviter en me contorsionnant, espérant me
défaire de ses griffes. Mon esprit se troublait, il me semblait maintenant
saisir clairement certaines invectives, dont je semblais être le destinataire.
« Poussez-vous », « Pardon » fusaient ça et là, au milieu
du flux ininterrompu des vagues, grandes, minces, froides et déterminées, qui
s’enchevêtraient autour de moi, comme pour m’emprisonner. Mais il me semblait après
coup qu’elles tentaient de me dépasser, car il semblait bien que je gênais leur
course exaspérée au sommet de cette pente. Qu’y avait-il de l’autre côté ?
Je n’ignorais. Et je n’avais nul désir de l’apprendre. Mais inévitablement j’y parvins, et ce
spectacle absurde devint plus vaste encore. Les vagues étaient déchaînées,
elles ne couraient plus, non, elles se jetaient au-delà des barrières, dans la
vaine intention d’atteindre leur but – en avaient-elles seulement un ?
Tout cela me dépassait. Je demeurai debout, face au ballet irrationnel de cette
marée furieuse, qui chuchotait, errait, suivait le cours imperturbable de son
absurde existence, et qui disparaissait derrière les barrières, avant de
reparaître, aussi maladroite et impétueuse, au pied de ce mur.
« Pardon », « Pfff, poussez-vous » éructait-on dans mon
dos, mais je ne voyais que cette masse curieusement uniforme, parcourue de
quelques inégalités mais revêtue d’une couleur sombre, morne et même
étonnamment sinistre. Une vague, sans doute plus féroce que les précédentes,
porta son coup de grâce, me projetant à terre. Il me semblait à présent que
l’on m’épiait. Des vagues passèrent au-delà de ma tête, d’autres s’arrêtaient à
mes pieds, manifestement gênées, et me contournaient tout aussi
imperturbablement qu’avant leur halte inopportune. D’autres encore riaient,
sournoises et invisibles, en continuant leur course dans l’abîme, au-delà des
barrières. Enfin des vagues s’égaraient de toutes parts, échappant à leur
funeste destin dans une dernière tentative. Les vagues avaient désormais un
visage ; j’apercevais même le sourire bête mais innocent de celui-ci
s’afficher sur sa mine accablée ; on eût dit un malheureux qui assistait à
un enterrement affublé d’un accoutrement pour clowns. Cet autre-là me
dévisageait avec un dégoût involontaire, comme s’il eût été pris lui aussi, de
nausées. Je détournai le regard tant la vue de ce visage admirablement insolent
m’écœurait. Un autre au fond lisait, d’un regard éteint, les nouvelles du jour
sur un bout de papier ; il était aussi expressif qu’un poisson hors de l’eau.
Tous, du reste, étaient pareils à des poissons que l’on eût privés d’eau. Une
longue et interminable apnée vers les barrières, qu’ils redécouvraient chaque
jour avec une satisfaction identique. Les visages supplantaient peu à peu les
vagues, mais suivaient le même mouvement curieux et irréfléchi, se confondaient
avec elles, resurgissaient et s’immergeaient à nouveau dans le chaos des vagues.
Les barrières s’ouvraient et se refermaient, dans un rythme effréné et tout
aussi furieux que les figures. Abattu mais non moins stupéfait, je me relevai,
sortis ma carte et me dirigeai vers les barrières qui me menaient au métro.
Elle savourait dangereusement les méandres de l'amour,
Faisait naître ces larmes comme une douce tragédie,
Et d'un tendre égoïsme ignorait ces vils pleurs de nuit comme de jour
Dont l'infâme impudeur amplifiait la mélodie.
Ainsi affranchie de toute servitude sentimentales,
De même qu'elle se résignait à survivre, au royaume des pleurs,
Il s'évertuait à se délivrer de cette prison de métal,
A savourer ne fût-ce un instant, aux voluptés du bonheur.
Dans une illusoire tendresse il ferma les yeux, voué à sa quête.
Au-delà du monde matériel il s'envolait tendrement.
Si l'Homme, dans sa nature est un néant à l'égard de l'infini, sa conquête
S'avérait fructueuse. Cette tendresse infinie, teintée
D'illusions, soufflait l'air nouveau, dans une grâce inégalée,
Avant d'ouvrir les yeux, d'abdiquer face à sa cruelle réalité.
Faisait naître ces larmes comme une douce tragédie,
Et d'un tendre égoïsme ignorait ces vils pleurs de nuit comme de jour
Dont l'infâme impudeur amplifiait la mélodie.
Ainsi affranchie de toute servitude sentimentales,
De même qu'elle se résignait à survivre, au royaume des pleurs,
Il s'évertuait à se délivrer de cette prison de métal,
A savourer ne fût-ce un instant, aux voluptés du bonheur.
Dans une illusoire tendresse il ferma les yeux, voué à sa quête.
Au-delà du monde matériel il s'envolait tendrement.
Si l'Homme, dans sa nature est un néant à l'égard de l'infini, sa conquête
S'avérait fructueuse. Cette tendresse infinie, teintée
D'illusions, soufflait l'air nouveau, dans une grâce inégalée,
Avant d'ouvrir les yeux, d'abdiquer face à sa cruelle réalité.
jeudi 16 décembre 2010
De l'amitié
Quoi de plus fragile, délicat, et instable que l'amitié?
Cette intarissable comptine pour enfants qui commence mollement sous des airs de candeur, et qui brutalement s'achève, aux portes de la maturité, là où les chemins se divisent, où les sentiments se dégradent, mûrissent, avec l' inexorable défilé du temps. L'âge adulte, l'amour, les devoirs que ceux-ci impliquent, étouffent peu à peu l'infortunée. Qui devient, peu à peu, l'hypocrisie. De l'amitié, cette inséparable étoile, ne restera qu'une vile et doucereuse illusion, dans ce ciel sombre. Ainsi soit-il; le deuil d'une vie amorce une histoire nouvelle, mais les doléances demeurent, silencieuses.
Cette intarissable comptine pour enfants qui commence mollement sous des airs de candeur, et qui brutalement s'achève, aux portes de la maturité, là où les chemins se divisent, où les sentiments se dégradent, mûrissent, avec l' inexorable défilé du temps. L'âge adulte, l'amour, les devoirs que ceux-ci impliquent, étouffent peu à peu l'infortunée. Qui devient, peu à peu, l'hypocrisie. De l'amitié, cette inséparable étoile, ne restera qu'une vile et doucereuse illusion, dans ce ciel sombre. Ainsi soit-il; le deuil d'une vie amorce une histoire nouvelle, mais les doléances demeurent, silencieuses.
dimanche 15 août 2010
"Margot était exactement le contraire de Charlotte, physiquement et de tempérament. Elle mesurait un peu plus d'un mètre soixante-seize... portait un tailleur - jupe-culotte kaki et veste aux épaules rembourrées, agressives- , l'uniforme des femmes qui veulent montrer à tous ceux qu'elles rencontrent que désormais elles ne sont plus tributaires des hommes. Son parfum et ses chaussures étaient coûteux, signe certain qu'elle n'avait pas autant d'argent qu'elle estimait devoir posséder."
(Graham Masterton, Le portrait du mal)
mercredi 19 mai 2010
A propos de mort....
J'ai le corps d'un homme de dix-huit ans. Il est dans mon frigo. (Spike Milligan)
*********
La vie est si plate que c'est souvent une distraction d'apprendre la maladie, puis la mort de quelqu'un qu'on connaît
*********
La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant. (Henri Jeanson)
********
J'ai lu quelque part que fumer pouvait provoquer le cancer, depuis, j'ai totalement arrêté de lire. (Henry Youngman)
********
C'est commode un enterrement. On peut avoir l'air maussade avec les gens. Ils prennent ça pour de la tristesse. (Jules Renard)
********
Les noyés remontent toujours à la surface. Trop tard en général. (Roland Guyard)
*********
La vie est si plate que c'est souvent une distraction d'apprendre la maladie, puis la mort de quelqu'un qu'on connaît
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La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant. (Henri Jeanson)
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J'ai lu quelque part que fumer pouvait provoquer le cancer, depuis, j'ai totalement arrêté de lire. (Henry Youngman)
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C'est commode un enterrement. On peut avoir l'air maussade avec les gens. Ils prennent ça pour de la tristesse. (Jules Renard)
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Les noyés remontent toujours à la surface. Trop tard en général. (Roland Guyard)
mardi 6 avril 2010
Le culte des apparences
"Le plus grave problème du mannequinat n'est pas la nymphophilie, ni même l'anorexie, mais le racisme. Si nous courons tous après la blondeur, il faut appeler les choses par leur nom: c'est parce que nous sommes fachos. Les nazis préféraient les blondes: ils auraient adoré la Slovaque Adriana Karembeu-Sklenarikova, ou les Tchèques Veronika Varekova ou Eva Herzigova (après tout ce n'est pas un hasard si Hitler a commencé par envahir la Tchécoslovaquie, le Führer avait le sens des priorités!). Les recruteurs de modèles vénèrent la race aryenne, ses pomettes hautes, ses yeux clairs, sa dentition saine, sa blancheur musclée... Aujourd'hui dans le meilleur des mondes, le vieilles et les moches son exclues. La beauté est un sport où les hors-jeu sont fréquents. Quoi de plus fasciste que les éléctions de Miss?... Le mot "modèle" est à cet égard plus honnête que celui de "mannequin". C'est exactement la même situation en France avec nos physionomistes de boîtes de nuit qui refusent les Arabes sauf s'ils sont comédiens de "stand up". Je me demande si le voile islamique n'est pas moins fasciste d'un "fashion contest" ou le contrôleur facial d'une discothèque. Au moins, en dissimulant leur visage, le voile islamique laisse une chance aux laiderons. Les fondamentalistes sont sûrement des gros machos qui interdisent aux femmes de conduire, de travailler ou de tromper leur mari sans se faire lapider ou vitrioler, mais reconnaissons-leur cela: ce sont les seuls antiracistes esthétiques. Le port du voile milite contre la séduction au faciès et le totalitarisme du joli minois... Chez moi on traite les enfants d'immigrés comme des délinquants à longueur d'année, jusqu'à ce qu'ils le deviennent, car les pauvres sont tellement obéissants qu'il finissent par foutre le feu aux autobus et aux bagnoles, par courtoisie, pour ressembler à l'image qu'on leur projette d'eux-mêmes depuis la naissance... Et s'il n'yavait que la France où l'Extrême droite frôle le pouvoir! En Pologne, en Slovaquie, en Bulgarie, en Roumanie, les ultra-nationalistes xénophobes grimpent dans les sondages quand ils ne gouvernent pas. J'en viens parfois à me demander si l'Europe nouvelle ne s'est pas construite sur l'extermination des Juifs. Six millions de morts ne sont pas sans conséquence: nous avons détruit les Juifs d'Europe pur y installer la domination des blondes slaves. Les nazis ont gagné leur combat... " (Beigbeder "Au secours pardon")
dimanche 28 mars 2010
jeudi 25 mars 2010
"Toutes les sociétés ont toujours gaspillé, dilapidé, dépensé et consommé au-delà du strict nécessaire, pour la simple raison que c'est dans la consommation d'un éxcédent, d'un superflu que l'individu comme la société se sentent non seulement exister mais vivre"
Jean Beaudrillard " la société de consommation"
samedi 20 mars 2010
jeudi 18 mars 2010
L'habitude tue l'amour. Elle remplace le désir de tendresse par une obligation, par une simple convention, un caprice, un saut d'humeur, une rébellion. Alors qu'elle part d'un désir, d'un sourire, d'un mot, d'un regard même. Le seul moyen de vaincre ce danger est non pas fuir l'habitude mais vivre avec; ce qui évite donc le conflit.
Considérer l'amour comme habitude n'est plus considérer l'amour. En effet, l'un n'exclut-il pas l'autre?...
Considérer l'amour comme habitude n'est plus considérer l'amour. En effet, l'un n'exclut-il pas l'autre?...
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